Loi du bon samaritain
Formation RCR et Secourisme Arkansas
Le Bon Samaritain : compassion et protection
Tirée de la Bible (Luc 10 :25-37), la parabole du Bon Samaritain raconte comment un voyageur laissé pour mort est secouru par un inconnu qui le soigne et veille sur lui. Au-delà de son contexte religieux, elle porte un message universel : l'obligation morale de porter secours à autrui en danger, par compassion et altruisme.
Inspirées de ce principe, de nombreuses lois dites du Bon Samaritain ont été adoptées à travers le monde pour protéger contre les poursuites ceux qui portent assistance de bonne foi en situation d'urgence. La portée exacte de cette protection varie toutefois d'une juridiction à l'autre : voici ce que prévoit la loi applicable à votre région.
Votre protection en vertu de la loi
En vertu de l'Ark. Code Ann. § 17-95-101, la personne qui, de bonne foi et sans rémunération, prodigue des soins d'urgence — en agissant comme le ferait une personne ordinaire raisonnablement prudente — est protégée contre toute responsabilité, protection qui ne cesse qu'en cas de négligence grave ou d'inconduite délibérée et téméraire. L'Arkansas étend le même bouclier du bon samaritain aux défibrillateurs par l'Ark. Code Ann. § 20-13-1305 (au sein du sous-chapitre débutant au § 20-13-1301), de sorte que l'usage d'un DEA en situation d'urgence est couvert aux mêmes conditions.
Aucune obligation d'agir, mais toutes les raisons de le faire
En Arkansas, la loi n'exige rien du passant — il n'existe aucune obligation de porter secours, et intervenir relève purement du choix. Choisissez toutefois d'aider honnêtement, et la loi protège votre geste, défibrillateur compris, exactement comme le prévoit le code. Nul ne devrait hésiter auprès d'une personne par crainte d'une poursuite que la loi a déjà écartée.
Pourquoi la formation est essentielle
Un cœur en arrêt perd environ dix pour cent de ses chances de récupération à chaque minute qui passe, ce qui signifie que l'issue se décide le plus souvent dans le court intervalle précédant l'arrivée d'une ambulance jusqu'à une entrée de cour ou une route de campagne. Dans cet intervalle, le témoin est le premier maillon de la chaîne de survie — personne d'autre n'est encore assez proche pour compter. L'Arkansas a déjà supprimé le risque juridique; la formation, elle, supprime l'hésitation et remplace le « je ne savais pas quoi faire » par des mains qui savent déjà. Apprenez ces gestes une fois, et peut-être n'en aurez-vous jamais besoin — mais si le moment vient, quelqu'un rentrera chez lui grâce à vous.